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Les élèves de CE1-CE2 de l’école Carnot partent à la découverte du (...)

C’est le vendredi 10 mars dernier dans la classe de CE1-CE2 de Madame Huguet de l’école Carnot qu’une animatrice de la communauté d’Agglomération de Béthune-Bruay Artois Lys Romane est intervenue auprès des élèves pour leur faire découvrir une plante qu’ils connaissent peu : le cresson.

Après avoir installé un vidéo projecteur dans la classe, elle a débuté son animation par cette simple question : « Qu’est-ce que le cresson ?  ». « Une sorte de salade,… de plante  » répondirent quelques élèves. En effet, explique-t-elle, le cresson est une plante comestible que l’on peut manger l’hiver et au début du printemps, mais contrairement à la mâche (plante qui lui ressemble beaucoup), celui-ci ne pousse pas dans les jardins, ni dans les champs, il est semi-aquatique, c’est-à-dire qu’une partie pousse dans l’eau (la tige) et l’autre à l’air libre (la feuille). Il a besoin d’être cultivé dans de l’eau douce, propre et potable : l’eau de source. « Mais où peut-on trouver ce type d’eau dans la nature ? » demande-t-elle alors. « Dans la terre  » répondirent les élèves. « Oui  », précise-t-elle, cette eau provient d’une poche située à environ 30 mètres de profondeur qui s’est créée grâce aux infiltrations d’eau de pluie dans le sol. Pour faire remonter cette eau à la surface, il suffit simplement de percer la poche avec un tuyau, ainsi grâce à la pression, le liquide est propulsé à l’air libre formant ainsi ce que l’on appelle un puits artésien ou plus simplement une fontaine.

« Il existe cependant du cresson qui pousse à l’état sauvage dans les rivières  », ajoute l’animatrice, mais celui-ci ne peut être consommé car l’eau dans laquelle il pousse est polluée, sa consommation peut provoquer une maladie qui peut être mortelle : la douve du foie.

Après avoir apporté ces quelques précisions sur le cresson, elle a présenté aux élèves une photo de la cressonnière de Blessy que les élèves vont pouvoir aller visiter à la suite de son animation. « Cette cressonnière existe depuis plus de 100 ans  », explique-t-elle. Elle est composée d’une vingtaine de petites parcelles de terre (qui à l’époque étaient creusées à la main) que l’on appelle des bassins. Entre les bassins, le cressiculteur (nom de la personne qui cultive le cresson et entretien la cressonnière) peut se déplacer pour entretenir et récolter cette plante qui sera vendue sous forme de bottes en magasin.

L’animatrice a ensuite présenté différentes photos sur lesquelles on observe le travail du cressiculteur. Elle les commente alors par quelques explications. « C’est en été que l’on sème les graines de cresson » explique-t-elle. Avant de semer le cresson on coupe la source du bassin (chaque bassin comporte en son centre une fontaine) en plaçant une bonde sur le tuyau d’arrivée d’eau pour que le bassin s’assèche. Une fois l’eau du bassin évacuée, le cressiculteur mélange les graines de cresson dans un peu de terre et d’eau et jette le tout « à la volée  » sur la terre du bassin. Ensuite il n’a plus qu’à attendre que les graines germent et forment des racines (au bout de 4 semaines) pour remettre la fontaine en fonction.

Les fontaines de tous les bassins coulent en permanence (de jour comme de nuit) maintenant ainsi une eau toujours fraîche (10 à 11 degrés). Afin que le cresson ait toujours de l’eau jusqu’à la tête et pour éviter que chaque bassin ne soit inondé, chacun d’entre eux dispose à son extrémité d’une écluse (petite porte composée de plusieurs planches) permettant lorsque l’on ouvre la porte d’évacuer l’eau dans un fossé.

Lorsque le cresson est mûr (feuilles bien vertes), le cressiculteur s’équipe alors de cuissardes (hautes bottes de caoutchouc qui montent jusqu’au haut des cuisses) et enfile autour de sa taille une ceinture dans laquelle il y a un couteau et des liens (fils pour faire les bottes). Il entre dans un bassin, coupe les tiges de cresson qu’il assemble en bottes et attache avec un lien. Il place ensuite les bottes dans des cageots.
Le cresson est fragile, il fane très vite, aussi le cressiculteur ne peut pas le couper à l’avance et doit donc le récolter au fur et à mesure en fonction de la demande. Comme le cresson repousse quand on le coupe (on peut le couper jusqu’à 5 fois par an), le cressiculteur peut le renouveler et le stocker quelques heures dans une chambre froide avant de le mettre en vente en magasin. « Oui mais, comment fait-on pour obtenir des graines de cresson ? » demande alors l’animatrice. Eh bien, dans certaines parcelles de la cressonnière on laisse le cresson fleurir.

Le cressiculteur attend que les feuilles forment des gousses, qui seront récoltées et mises à sécher au soleil. Ainsi, il n’aura plus qu’à récupérer les précieuses graines qu’elles contiennent. Une fois celles-ci récoltées le cressiculteur fait mourir les plantes en les privant d’eau et d’air.
Pour cela, il coupe l’arrivée d’eau de la fontaine et les recouvre d’une bâche. Ensuite, il retire les plantes mortes avec une fourche, égalise la terre qui sera prête à être réensemencée. Quand il n’y a pas suffisamment de graines récoltées on utilise le bouturage.

L’animatrice termine alors son intervention en exposant les principales vertus du cresson. Très riche en vitamines (notamment des groupes C, A, B6 et B12) et en minéraux (calcium, fer,…), autrefois on l’employait couramment pour faire des potions qui servaient à éviter la chute des cheveux, mais il était aussi le plus souvent utilisé pour guérir les malades en stimulant les défenses immunitaires de l’organisme lui permettant ainsi de lutter contre les infections, les virus et les bactéries.

Après avoir énoncé les différents bienfaits de cette plante, l’animatrice invita les élèves à la suivre pour monter dans le car qui les emmènera à la cressonnière de Blessy pour une découverte « grandeur nature » de la cressiculture.

- Publié le 3 mai 2017 -


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